NAMASTE
Je ne vous ai pas abandonnés... Mon voyage annuel m'a conduit cette année en INDE DU SUD.
Fabuleux pays , paysages superbes et variés et une population tellement attachante, très bienveillante envers les touristes...
Après un circuit de 11 jours avec un petit groupe de 5 filles et 1 garçon, ambiance sympa, nous avons eu notre dose de dépaysement et "une surprise par jour"
concoctée par notre Guide Babu.. .On se faisait inviter chez les Indiens, on visitait leur maison et prenions le thé tels des invités de marque... des sourires, de la gentillesse,
et du "Welcome" à la pelle.
J'ai visité 2 états du Sud, le Kérala et le Tamil Nadu. Le Kérala, (état Communiste et oui!) célèbre pour ses Back-waters, canaux bordés de villages préservés, la "Petite Venise" Indienne,
Cochin ancienne ville coloniale Portugaise, où cohabitent toutes les religions, avec ses fameux filets chinois, jetés depuis la rive et se déployant comme de fabuleuses ailes sur
la côte. Puis tout au sud, on est dans le Grenier à épices de L'inde.
Le Tamil Nadu nous a fascinés par ses temples Chola (ou dédiés à Vishnu) superbement sculptés et peints de couleurs vives et Pondichéry nous a parlé "la France".
Les danseurs de Katakhali
Cochin
Temple Arivetsara 12ème siècle (dynastie Chola) et bénédiction par le prêtre de Sandrine.
Dans la deuxième partie de mon voyage, je suis restée 5 jours à Mahabalipuram, en bord de mer. J'ai fait la connaissance de plusieurs familles de
pêcheurs, très chaleureux dans leur modeste maison. Ici la famille de Mahendiran et Mathi et leurs 2 adorables filettes.
J'ai croqué le portrait de tous ceux qui le voulaient bien et j'ai rempli 2 carnets de voyage.
Femmes et enfants offrent leur chevelure aux
Dieux.
Scène dans le temple.
Dans mes
différentes recherches picturales et artistiques, j'ai eu l'occasion de faire du modelage en terre. Il m'en reste de beaux souvenirs et quelques rares pièces... Je me souviens du contact
très sensuel de la "ma-terre" qui fait remonter les souvenirs d'enfance, chateau de sable, pâte à modeler , avenir à deviner...
Je présente ici les 3 terres qui me restent., les autres ont vécu d'autres destins....
La première, la femme-terre sort de sa conque de planète-terre et dit la femme éternelle, la mère nourricière et la source de vie, le front ceint d'un foulard léger, un brin
orientale, pressant son sein, le visage tourné vers l'infini, une pose d'une infinie tendresse qu'elle dégage et inspire. Je suis particulièrement attachée à cette terre car
c'est une création sortie de mon propre imaginaire émotionnel.
La deuxième est une femme assise sur un cube, les bras enserrant le genou gauche contre son sein, rêveuse, sereine. Je l'ai fait à partir d'un dessin de nu... un peu plus
académique.
La troisième est le buste d'une Africaine du Sud dont j'avais d'abord fait le portrait à l'acrylique et qui m'a inspiré dans cette attitude à la fois résignée et
douloureuse. Elle dit toute la souffrance d'un peuple esclave qui a su pourtant relever le défi et maitriser son destin. A l'époque où je l'ai faite, l'Apartheid était encore de mise.
Ce sont les femmes qui m'ont le plus inspiré en matière de modelage, sujet inépuisable et fécond, mais porteur également des germes du voyage, rencontres vagabondes ....
Mais, assez palabré, place aux photos de ces 3 pièces, dont j'apprécie la présence minérale et subtile aux premières heures du jour et souhaite qu'elles vous inspirent la
même sérénité.
Des talons hauts perchés,
des brides enlacées, des corps déplacés,
deux petits pieds vernis bien serrés sous la chair crue du cuir,
des bas qui n'en finissent pas de faire débat,
des hauts qui plongent et pigeonnent... laissez-les s'envoler...
souplesse de ta peau, noirceur de l'épiderme, moiteur de nos corps,
mon souffle dans ton cou murmurant des caresses,
souvenirs charnels et charmants de vacances lointaines,
des rêves un peu coquins, à portée de main ....
Une lingerie cachée dans un petit mot d'adieu
comme dernier baiser chaud à l'amant envolé,
envie de te retrouver... clandestine à jamais.
Laissons-nous aller, laissons nous rêver,
la Salsa dans tes bras fera le reste
A Cuba, ici, là-bas, je n'oublie pas.
Envie de parler "Cubain dans le texte"... certains comprendront...
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