Jeudi 29 septembre 2011
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19:55
Je suis rentrée de mon voyage à Agadir où j'étais hébergée "en famille", en quelque sorte, chez Yves et Zahra du 3 au
13 septembre 2011. Ancrée dans une famille Marocaine j'ai pu constater qu'elle est très présente et les nièces alentour m'accompagnaient volontiers dans mes périples et excursions.
Immergée rapidement dans l'ambiance, j'étais invitée à un MARIAGE dès mon arrivée à Agadir. J'ai sauté sur
mes crayons pour dessiner et croquer les mariés (la mariée en rouge et or) et des invités hauts en couleur...
Pendant que les mariés subissaient les incessantes séances photos avec les cousins, tantes, belles soeurs,
grand-mères, neveux, nièces.... puis interruption pour manger... les femmes à un étage, les hommes en dessous, pas de mélange. Retour des mariés avec une nouvelle robe (turquoise et or) et
nouvelle séance de photos juste avant la musique et la danse des femmes
Même très habillées, elles entrent en mouvement lascifs ou rythmes, la danse dévoile leur sensualité bien cachée et
c'est Plaisir des yeux!
Encore des danses
et des sourires complices. Les femmes accueillent mes crayons avec bienveillance et s'amusent à se reconnaitre, étonnées et ravies de se retrouver dans un cahier de
dessins...
Le lendemain, au restaurant Tanit, les "Ahwache " danseurs Amazhigues présentent leur spectacle de danse typique,
tapant des pieds, frappant dans les mains, élégants et nobles dans leurs vêtements immaculés... Et je mange des Briouates.. Délicieux! Pour digérer un peuj je passe l'après midi sur la plage
"kilomètre 29" et les dromadaires se pavanent sur la plage..
Le lendemain, un taxi nous conduira aux cascades d'Imouzzer avec Yves, Mariam et Mina, une petite ado de 12 ans qui en
parait 14 et aime dessiner. Elle s'installera près de moi pour regarder la progression des portraits qui surgissent de page en page. Hwari le chauffeur sera le premier...
Au souk d'Agadir, accompagnée de mon inséparable "Nièce Mariam", une belle brune pulpeuse habillée héroïquement à
l'Européenne, remarquée et admirée, elle demande pour moi des autorisations de dessiner. Pour les photos, c'est vraiment interdit et mes quelques photos volées devront être
supprimées après des remarques acerbes, le ton monte. Les femmes qui préparent l'huile d'Argan et l'Amlou, (mélange d'amandes d'Argan et de miel) ont l'autorisation de leur patron et je
m'installe en face d'elles sur un pliant prêté par un vendeur d'à côté.
Petit voyage à Taroudant, ville du centre, hostile et fermée, murée dans une chaleur implacable et des remparts
désabusés. Les regards sont sournois, suspects, l'Etranger n'est pas le bienvenu.
Evidemment, comme chez tous les frustrés de la terre, la femme est matée, détaillée, soupesée du regard et ça rajoute
encore de l'hostilité à l'ambiance. Même le souk peu éclairé semble peu propice à la discussion et l'échange. Je finirai par dessiner le Marchand de tapis qui accepte le
dessin mais refusera de me donner son nom, soudain très méfiant. J'en conclus que TAROUDANT C'EST ROOTS!
Quelques jours de détente pour un petit voyage qui ira d'Agadir à
Sidi Ifni, sur la côté Sud en direction du Grand Sud direction Mauritanie. La côte est belle et
sauvage, le tourismet pas encore implanté. Nous arriverons en fin de journée à Legzira, on se croirait un peu en Bretagne, le temps est gris et venté.. Les rochers
abruptes, rouges et troués sont l'attraction du lieu et il faut reconnaitre que c'est magique aves les parapentistes qui la survolent. Les vagues battent la plage devant notre petit hôtel
très sympa, CHEZ ABDUL. On mange un énorme bar et je me déchaine à travers les personnages et les paysages. Les aquarelles sur du vrai papier me semblent assez réussies.
A Sidi Ifni, un guide du Grand Sud Marocain qui attend le client, accepte que je le dessine, il est calme et digne, j'aime
cet homme tout de bleu et or vêtu, dont les doigts se touchent dans une sérénité affichée
Il y a encore plein de souvenirs, la pâtisserie Yacout, et ses monuments de pâtisseries marocaines aux amandes,
les vendeur du souk d'Agadir qui prend la pose avec une bouteille d'huile dans la main, les 2 heures d'attente du taxi collectif qui nous mènera à Essaouiira avec Mariam, Hassan Laoued,
Chef des Taxmen et sa tête d'Apparatchik ou de mafioso c'est selon, Aicha rencontrée dans le taxi qui posera pour un portrait, les arganiers aux branches acérées comme des barbelés, l'attente
dans la gare des bus et des portraits un peu volés de femmes au regard baissé, trop soumises, puis l'Aéroport et les personnages étonnants... les portraits, ma passion, et le Maroc fut
un beau complice, je l'en remercie.
Allez voir les photos de mon album, pour compléter vos impressions et laissez moi un petit commentaire. Votre Maroc à vous
n'est pas forcément le mien...
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